Rappelons qu’au tout début de son célèbre livre "Les cent vingt journées de sodome", le divin marquis de Sade nous précise bien qu’il va décrire les pratiques sexuelles d’une partie de la classe dominante de son époque. Son livre fut censuré en France pendant au moins cent ciquante ans, les maîtres du monde trouvant par trop dangereux qu’une telle dénonciation tombe entre les mains de ceux qu’ils exploitent et subjuguent à l’aide d’une morale qu’ils sont loin de respecter eux-mêmes, bien au contraire.
Une bonne façon de censurer Sade fut aussi de nommer "sadisme" les pratiques sexuelles qu’il a dénoncées.
Sade sortit de l’oubli grâce au film du cinéaste Guy Debord "Hurlement en faveur de Sade" en 1952. Ensuite, il fut publié par Jean-Jacques Pauvert en 1956. Mais Pauvert fut condamné pour avoir osé le publier et ainsi le rendre accessible au commun des mortels.
Signalons aussi que Stanley Kubrick mourut avant d’avoir terminé son film-dénonciation "Eyes wide shut" ; "on" le termina à sa place. « Stanley Kubrick est-il mort de mort naturelle ? » est une question que n’a pas posé la presse.